Les étudiants en alternance et en apprentissage en France en 2026 : chiffres officiels
La France comptait 1 017 500 contrats d’apprentissage en cours au 31 décembre 2025, pour 846 700 contrats débutés dans l’année selon la Dares. L’enseignement supérieur en concentre 497 916, soit près de six sur dix. Après sept années de croissance, la tendance s’est retournée en 2025.
Combien d’alternants en France ?
Les données de référence proviennent de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), rattachée au ministère du Travail. Elles couvrent les secteurs public et privé.
| Indicateur | Valeur 2025 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Contrats d’apprentissage débutés | 846 700 | −5 % |
| Dont enseignement supérieur | 497 916 | −7,8 % |
| Contrats en cours au 31 décembre | 1 017 500 | −3 % |
| Part du supérieur dans les entrées | ≈ 59 % | En léger repli |
| Évolution 2024 (rappel) | +4,5 % | Dernière année de hausse |
Le contraste avec 2024 est net : l’apprentissage avait alors progressé de 4,5 %. Le seuil symbolique du million de contrats en cours reste franchi, mais la dynamique s’est inversée.

Pourquoi les contrats reculent-ils ?
La cause dominante est budgétaire. Les aides publiques à l’embauche d’alternants, très généreuses depuis 2020, ont été progressivement réduites. L’incertitude sur le budget a en outre retardé la publication des modalités d’aide applicables en 2026, ce qui pousse les employeurs à différer leurs engagements — un recrutement d’alternant se décide plusieurs mois à l’avance.
Le recul touche davantage l’enseignement supérieur, à −7,8 %, que l’ensemble. Ce n’est pas un hasard : les niveaux les plus élevés sont aussi les moins subventionnés, donc les plus sensibles au retrait de l’aide. Concrètement, un étudiant de master cherchant une alternance en 2026 affronte un marché plus tendu qu’en 2023.
Pourquoi l’alternance reste-t-elle très demandée ?
Deux raisons se combinent, l’une financière et l’autre professionnelle.
Côté finances, l’alternant est salarié : il perçoit une rémunération, ne paie pas de frais de scolarité — pris en charge par l’opérateur de compétences — et échappe donc à une part importante du budget étudiant. Une comparaison utile figure dans notre analyse du coût des études supérieures en France.
Côté carrière, l’effet sur l’insertion est l’un des mieux documentés de l’enseignement supérieur français : à diplôme équivalent, les alternants accèdent plus vite à un premier emploi, et une part notable est recrutée par l’entreprise d’accueil. Les données d’ensemble figurent dans notre article sur l’insertion professionnelle des diplômés de master.

Quelle place dans l’ensemble de l’enseignement supérieur ?
Avec près de 500 000 entrées annuelles au niveau supérieur, l’alternance n’est plus une voie marginale : elle constitue l’un des principaux modes de formation en master professionnel, en école de commerce, en école d’ingénieurs et en BUT. Rapportée aux effectifs totaux détaillés dans notre article sur le nombre d’étudiants en France, cette masse représente une fraction significative des inscrits, très concentrée sur les cursus professionnalisants.
Cette massification a une conséquence pédagogique directe : le mémoire d’alternance est devenu l’un des formats de fin d’études les plus produits en France, alors qu’il reste bien moins documenté que le mémoire de master classique. Sa spécificité — problématique d’entreprise, double tutorat, clause de confidentialité fréquente — est traitée dans notre guide du mémoire d’alternance.
Ce que ces chiffres impliquent pour un étudiant en 2026
- Candidater plus tôt. Avec des employeurs plus prudents, les recrutements se bouclent en amont ; viser janvier-mars pour une rentrée de septembre devient la norme.
- Élargir la cible. Le recul est plus marqué chez les grandes entreprises très subventionnées ; les PME et le secteur public restent des viviers sous-exploités.
- Anticiper le mémoire. La mission confiée conditionne le sujet : négocier dès l’entretien un périmètre qui permette une vraie problématique évite de se retrouver bloqué en fin d’année.
Un mémoire d’alternance mobilise en général une bibliographie mixte, académique et professionnelle, dont le formatage est chronophage. Tesify aide à structurer le document et à produire des références conformes aux normes attendues à partir de sources que vous validez, l’analyse du terrain restant votre travail. L’inscription est gratuite, sans carte bancaire.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il d’apprentis en France ?
Selon la Dares, 846 700 contrats d’apprentissage ont débuté en 2025, secteurs public et privé confondus, en baisse de 5 % sur un an. Au 31 décembre 2025, 1 017 500 contrats étaient en cours d’exécution, soit un recul de 3 % en un an. Le seuil symbolique du million de contrats en cours reste donc franchi.
Quelle part de l’alternance concerne l’enseignement supérieur ?
L’enseignement supérieur concentre 497 916 contrats débutés en 2025, soit près de six contrats sur dix. Ce niveau enregistre le recul le plus marqué, à moins 7,8 % sur un an, contre moins 5 % pour l’ensemble. L’alternance dans le supérieur reste malgré tout le principal moteur de la croissance observée depuis 2018.
Pourquoi le nombre de contrats baisse-t-il ?
La cause principale est la réduction progressive des aides publiques à l’embauche d’alternants, engagée après plusieurs années de soutien massif. L’incertitude budgétaire a par ailleurs retardé la publication des modalités d’aide pour 2026, ce qui décourage les employeurs de s’engager. Les niveaux supérieurs, les moins subventionnés, sont les plus touchés.
L’alternance améliore-t-elle l’insertion professionnelle ?
Oui, c’est l’un des effets les mieux établis. Les diplômés passés par l’alternance affichent des taux d’emploi supérieurs et des délais d’accès au premier poste plus courts que leurs homologues en formation initiale classique, à diplôme équivalent. Une part significative est recrutée directement par l’entreprise d’accueil à l’issue du contrat.
Un alternant doit-il rédiger un mémoire ?
Dans l’enseignement supérieur, presque toujours. Les masters et les écoles exigent un mémoire professionnel ou un mémoire d’alternance qui traite une problématique rencontrée en entreprise avec une méthode de recherche. Ce format se distingue nettement du rapport de stage, davantage descriptif, et se soutient devant un jury associant l’école et l’entreprise.
