,

La formation continue à l’université en France en 2026 : chiffres, publics et diplômes délivrés

La formation continue dans le supérieur public français concerne 324 000 stagiaires, dont 263 000 à l’université, pour plus de 102 000 diplômes délivrés et un chiffre d’affaires de 472,3 millions d’euros. Ces données proviennent du service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur et portent sur 2021, dernier exercice consolidé publié.

Sur l’année de référence. La production de ces statistiques suppose une remontée annuelle des données de chaque établissement, puis leur consolidation, d’où un décalage de plusieurs années entre l’exercice observé et sa publication. Les chiffres présentés ici sont les plus récents disponibles dans la synthèse officielle du ministère au moment de la rédaction. C’est aussi pourquoi tout chiffre de formation continue cité sans millésime doit être considéré comme inexploitable.

Combien de personnes sont concernées ?

Le périmètre couvre les établissements publics d’enseignement supérieur sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur : universités, mais aussi écoles d’ingénieurs publiques et autres établissements.

La formation continue dans le supérieur public — année de référence 2021
Indicateur Valeur
Stagiaires, ensemble des établissements publics sous tutelle du MESR 324 000
Stagiaires en université 263 000
Diplômes délivrés en formation continue plus de 102 000
dont diplômes nationaux 63 786
Durée moyenne de formation en université 157,3 heures
Chiffre d’affaires de la formation continue 472,3 M€

Le rapport entre les deux premiers chiffres mérite d’être noté : l’université concentre environ huit stagiaires sur dix. La formation continue du supérieur public est donc, très majoritairement, une affaire d’universités — un point souvent occulté par la visibilité commerciale des écoles privées.

Diplômant ou non diplômant : la question qui change tout

Plus de 102 000 diplômes délivrés pour 324 000 stagiaires : le rapprochement de ces deux nombres est instructif. Une part importante des stagiaires suit des formations courtes non diplômantes — modules de perfectionnement, stages professionnels — qui ne débouchent sur aucun titre.

Parmi les diplômes effectivement délivrés, 63 786 sont des diplômes nationaux, soit un peu plus de six sur dix. Les autres relèvent de diplômes d’établissement, catégorie qui recouvre notamment les diplômes d’université. C’est une distinction déterminante pour quiconque choisit une formation : un diplôme national — licence, master — a une valeur et une reconnaissance différentes de celles d’un diplôme propre à un établissement, y compris prestigieux.

Cette distinction recoupe celle qui sépare les diplômes nationaux des certifications professionnelles enregistrées, dont la logique et les niveaux sont détaillés dans notre article sur le titre RNCP et ses équivalences.

Adulte en formation continue étudiant le soir après sa journée de travail
157 heures de formation en moyenne, le plus souvent menées en parallèle d’une activité professionnelle.

Une durée moyenne en forte hausse

La donnée la plus parlante sur l’évolution du secteur n’est pas le nombre de stagiaires mais la durée moyenne : 157,3 heures par stagiaire en université, en progression de 30,5 % depuis 2016.

Cette hausse traduit un déplacement du centre de gravité. La formation continue universitaire s’éloigne du stage court de perfectionnement pour se rapprocher de parcours longs et diplômants — ceux qui, précisément, comportent un mémoire ou un travail écrit substantiel. C’est un point qui intéresse directement les adultes concernés : reprendre ses études aujourd’hui à l’université signifie plus souvent qu’auparavant produire un écrit long en parallèle d’un emploi.

Cette réalité explique aussi pourquoi la question méthodologique la plus fréquente chez ces publics porte sur le terrain d’enquête : lorsqu’on travaille et qu’on étudie en même temps, l’entreprise devient naturellement le terrain, avec les précautions que cela suppose et que détaille notre article sur la posture du chercheur-salarié.

Un secteur économique à part entière

Avec 472,3 millions d’euros de chiffre d’affaires, la formation continue constitue une ressource propre significative pour les établissements publics. Cela a une conséquence concrète pour les candidats : les universités ont un intérêt direct à développer ces parcours, ce qui se traduit par des services de formation continue structurés, des dispositifs d’accompagnement dédiés et une offre en croissance.

Cela signifie aussi que ces formations sont payantes, à des tarifs sans rapport avec les droits d’inscription en formation initiale — la question du financement devient donc centrale, qu’il s’agisse d’un financement par l’employeur, d’un dispositif individuel ou d’un autofinancement.

Remise de diplôme à des adultes ayant suivi une formation continue universitaire
Un peu plus de six diplômes sur dix délivrés en formation continue sont des diplômes nationaux.

Ce que ces chiffres ne disent pas

Trois précautions s’imposent avant de les réutiliser dans un travail académique ou un dossier.

  • Le périmètre est restreint au supérieur public sous tutelle du ministère. La formation professionnelle continue au sens large — organismes privés, écoles, formations internes aux entreprises — relève d’autres sources statistiques et représente des volumes sans commune mesure. Confondre les deux périmètres est l’erreur la plus fréquente.
  • Le stagiaire n’est pas l’individu. Une même personne inscrite à deux formations dans l’année peut être comptée deux fois selon les conventions de comptage. Les effectifs en stagiaires ne se lisent pas comme des effectifs en personnes.
  • La reprise d’études ne se réduit pas à la formation continue. Un adulte peut reprendre des études en formation initiale, par la validation des acquis, ou par un parcours mixte. Ces voies relèvent de comptages distincts et ne figurent pas toutes dans ces chiffres.

Pour un travail citant ces données, la règle exposée dans notre guide sur la citation des rapports et statistiques officiels s’applique intégralement : référencer la publication ministérielle et non un article de presse qui la commente, et mentionner la date de consultation, les séries pouvant être révisées.

Ce que cela change pour qui envisage une reprise d’études

Trois enseignements pratiques se dégagent de ces données.

  1. L’université est la voie majoritaire, et souvent la moins visible. Le service de formation continue de l’université la plus proche est un point de départ plus rationnel qu’une recherche généraliste en ligne.
  2. Vérifiez la nature du diplôme visé avant de vous engager. Diplôme national ou diplôme d’établissement : la différence n’apparaît pas toujours clairement dans les plaquettes commerciales, et elle est déterminante pour une poursuite d’études ultérieure.
  3. Anticipez la charge réelle. Cent cinquante-sept heures en moyenne, menées en parallèle d’un emploi, et de plus en plus souvent assorties d’un mémoire : le calendrier doit être posé avant l’inscription, pas découvert en cours de route.

Un mémoire à produire en parallèle d’un emploi ? Tesify vous aide à structurer votre plan et à tenir la cohérence de votre document sur la durée — utile quand le travail de rédaction s’étale sur des soirées et des week-ends.

Commencer gratuitement avec Tesify

Questions fréquentes

Combien d’adultes suivent une formation continue dans le supérieur public ?

D’après les données du service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur, 324 000 personnes ont suivi des enseignements en formation continue dans les établissements publics sous tutelle du ministère, dont 263 000 dans les universités. Il s’agit de l’année 2021, dernier exercice consolidé publié dans la synthèse officielle.

Combien de diplômes sont délivrés en formation continue ?

Plus de 102 000 diplômes ont été délivrés en formation continue dans le supérieur public, dont 63 786 diplômes nationaux — soit un peu plus de six sur dix. Le reste correspond à des diplômes d’établissement et à des certifications propres aux établissements.

Combien d’heures dure une formation continue à l’université ?

La durée moyenne s’établit à 157,3 heures par stagiaire dans les universités, enseignement en présence et à distance confondus. Cette moyenne a progressé de 30,5 % depuis 2016, ce qui traduit un déplacement vers des parcours plus longs et davantage diplômants.

Quel est le poids économique de la formation continue universitaire ?

La formation continue représente un chiffre d’affaires de 472,3 millions d’euros pour l’ensemble des établissements publics d’enseignement supérieur. C’est une ressource propre significative pour les universités, ce qui explique le développement de leurs services dédiés à la formation continue.

Ces chiffres portent-ils sur toute la formation continue en France ?

Non, et la nuance est importante. Ils couvrent uniquement les établissements publics d’enseignement supérieur sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur. La formation professionnelle continue au sens large — organismes privés, écoles, formations non diplômantes en entreprise — relève d’autres périmètres statistiques et représente des volumes sans commune mesure.

Pourquoi les données les plus récentes datent-elles de 2021 ?

La production statistique sur la formation continue suppose une remontée annuelle des données de chaque établissement, puis leur consolidation et leur contrôle. Il en résulte un décalage de plusieurs années entre l’exercice observé et sa publication. Citer l’année de référence est donc indispensable : un chiffre de formation continue sans millésime n’est pas exploitable.

Rédigez votre mémoire avec l’IA

Structurez, rédigez et mettez en forme vos références (APA / ISO 690) — avec intégrité académique. Inscription gratuite, sans carte bancaire.

Commencer gratuitement avec Tesify →

Catégories