Plan d’un Mémoire d’Économie-Gestion en 2026 : Étapes et Modèle
Un plan mémoire économie-gestion efficace articule généralement une partie théorique — revue de littérature et hypothèses — avec une partie empirique consacrée à la méthodologie, aux résultats et à leur discussion. Cette architecture en deux temps structure la grande majorité des mémoires du domaine, qu’ils portent sur la finance, le marketing, les ressources humaines ou l’économie appliquée.
Beaucoup d’étudiants bloquent au moment de transformer une problématique en plan détaillé : combien de parties, quel équilibre entre théorie et terrain, où placer les hypothèses ? Ces questions reviennent chaque année en économie-gestion, une discipline à cheval entre la rigueur conceptuelle de l’économie et l’ancrage empirique des sciences de gestion.
Ce guide propose une méthode étape par étape pour bâtir un plan solide, un exemple de plan détaillé avec sous-parties, une répartition indicative du volume de pages entre les différentes sections, et des conseils pour articuler proprement théorie et terrain.
Un plan mémoire économie-gestion classique comprend une introduction générale, une partie théorique (revue de littérature, cadre conceptuel, hypothèses de recherche), une partie empirique (méthodologie, présentation des résultats, discussion) et une conclusion générale. Le choix entre méthodologie quantitative, qualitative ou mixte dépend de la problématique et doit être validé avec le directeur de mémoire avant de figer le plan définitif.
Quelle est la structure générale d’un mémoire d’économie-gestion ?
La structure la plus répandue en économie-gestion oppose une partie théorique à une partie empirique, chacune divisée en deux ou trois sous-parties :
- Partie théorique : elle mobilise la revue de littérature existante pour construire un cadre conceptuel, puis en déduit des hypothèses de recherche testables ;
- Partie empirique : elle expose la méthodologie retenue (échantillon, source de données, outils d’analyse), présente les résultats obtenus, puis les discute au regard des hypothèses formulées en amont.
Cette logique en deux temps n’est pas propre à l’économie-gestion, mais elle y est particulièrement marquée car la discipline exige souvent de confronter un cadre théorique (modèles économiques, théories du management) à des données réelles — enquête par questionnaire, données de marché, étude de cas d’entreprise. Pour une vision plus générale de l’architecture d’un mémoire, notre article sur la structure d’un mémoire détaille les composantes communes à toutes les disciplines.

Comment construire son plan étape par étape ?
- Formulez une problématique précise, formulée sous forme de question, qui articule un concept économique ou de gestion avec un contexte observable (secteur, entreprise, population).
- Réalisez une revue de littérature ciblée pour identifier les principaux courants théoriques et les débats existants sur votre sujet.
- Formulez une ou plusieurs hypothèses de recherche découlant directement de cette revue de littérature — chaque hypothèse doit être formulée de façon à pouvoir être testée ou discutée dans la partie empirique.
- Choisissez votre méthodologie (quantitative, qualitative ou mixte) en fonction de la nature de vos hypothèses et des données disponibles.
- Esquissez un plan détaillé en I/II avec des titres de sous-parties provisoires, à valider avec votre directeur de mémoire avant de commencer la rédaction complète.
- Vérifiez l’équilibre entre les parties : une partie théorique disproportionnée par rapport à une partie empirique trop courte (ou l’inverse) déséquilibre souvent l’argumentation globale.
Exemple de plan détaillé avec sous-parties
Voici un exemple illustratif de plan pour un mémoire de gestion portant sur la fidélisation client dans le commerce en ligne. Il doit être adapté à votre propre problématique et validé avec votre encadrant.
- Introduction générale : contexte, problématique, annonce du plan
- Partie I — Cadre théorique de la fidélisation client
- I.1. Revue de littérature sur la fidélisation et la satisfaction client
- I.2. Les modèles théoriques de l’engagement en ligne
- I.3. Formulation des hypothèses de recherche
- Partie II — Étude empirique auprès des consommateurs en ligne
- II.1. Méthodologie de l’enquête (échantillon, questionnaire, mode de diffusion)
- II.2. Présentation et analyse des résultats
- II.3. Discussion des résultats au regard des hypothèses et des limites de l’étude
- Conclusion générale : synthèse, apports, limites, pistes de recherche futures
Cet exemple reste indicatif : selon votre UFR et votre sujet, une troisième partie consacrée à des recommandations managériales peut s’ajouter, notamment dans les mémoires professionnels adossés à un stage ou une alternance.
Quelle répartition de pages entre les parties ?
| Section | Poids indicatif | Contenu principal |
|---|---|---|
| Introduction générale | ~5 % | Contexte, problématique, annonce du plan |
| Partie théorique | ~30-35 % | Revue de littérature, cadre conceptuel, hypothèses |
| Partie empirique | ~50-55 % | Méthodologie, résultats, discussion |
| Conclusion générale | ~5-10 % | Synthèse, apports, limites, perspectives |
Cette répartition est une convention observée dans de nombreux mémoires d’économie-gestion, pas une règle imposée par un texte officiel : certaines UFR valorisent davantage la partie théorique, d’autres l’analyse empirique. Demandez toujours confirmation à votre directeur de mémoire ou consultez le règlement de votre formation avant de figer les proportions.
Méthodologie quantitative, qualitative ou mixte : comment choisir ?
Le choix de la méthode qualitative ou quantitative conditionne directement la structure de la partie empirique :
- Méthodologie quantitative : questionnaire à large échelle, données de marché ou données financières, analyse statistique (régressions, tests d’hypothèses) — adaptée pour tester des hypothèses formulées de façon précise et mesurable.
- Méthodologie qualitative : entretiens semi-directifs, étude de cas d’entreprise, observation — adaptée pour explorer un phénomène complexe ou peu documenté.
- Méthodologie mixte : combinaison des deux, souvent utilisée pour trianguler les résultats ou explorer un phénomène avant de le mesurer.
Ce choix doit apparaître explicitement dans le plan, généralement en ouverture de la partie empirique, sous une sous-partie dédiée à la méthodologie. Précisez également les limites méthodologiques assumées dès cette étape : taille de l’échantillon, biais de sélection éventuel, ou représentativité du terrain choisi. Cette transparence, souvent négligée dans les premiers jets, rassure le jury sur la rigueur de la démarche et anticipe les questions posées en soutenance.

Comment relier la partie théorique à la partie empirique ?
La faiblesse la plus fréquente d’un plan d’économie-gestion n’est pas l’absence de structure, mais l’absence de lien explicite entre les deux grandes parties. Un jury identifie très vite un mémoire où la partie théorique et la partie empirique semblent avoir été rédigées indépendamment l’une de l’autre.
Pour éviter cet écueil, plusieurs réflexes simples renforcent la cohérence du plan :
- Reprenez le vocabulaire introduit dans la partie théorique (concepts, variables, modèles) dès l’introduction de la partie empirique, plutôt que d’en introduire de nouveaux sans transition ;
- Renumérotez explicitement chaque hypothèse (H1, H2, H3…) dans la partie théorique, puis reprenez cette même numérotation lors de la discussion des résultats ;
- Rédigez un court paragraphe de transition en fin de partie théorique, qui annonce concrètement comment les hypothèses vont être testées ou explorées dans la partie suivante ;
- Terminez la discussion des résultats par un retour explicite sur chaque hypothèse : confirmée, infirmée ou partiellement vérifiée, avec une explication argumentée plutôt qu’un simple constat.
Cette articulation entre les deux parties est souvent ce qui distingue un mémoire correctement noté d’un mémoire remarqué par le jury, davantage que la seule qualité de chaque partie prise isolément.
Quelles erreurs de plan éviter ?
- Séparer théorie et pratique sans lien explicite : les hypothèses formulées en partie I doivent être reprises nommément en partie II ;
- Une partie empirique trop courte par rapport à la partie théorique, ce qui affaiblit la contribution originale du mémoire ;
- Multiplier les sous-parties au-delà de trois niveaux, ce qui nuit à la lisibilité du sommaire ;
- Ne pas valider le plan avant la rédaction, au risque de devoir réorganiser des chapitres entiers en fin de parcours.
Une fois le plan validé, l’étape suivante consiste à transformer chaque sous-partie en développement argumenté. Si vous cherchez un appui pour garder une progression cohérente entre vos parties théorique et empirique, un outil comme Tesify peut vous aider à organiser votre plan et vos sections — en soutien de votre travail de recherche et de rédaction, jamais en remplacement de votre analyse.
Questions fréquentes
Quel est le plan type d’un mémoire d’économie-gestion ?
La structure la plus répandue oppose une partie théorique (revue de littérature et formulation d’hypothèses) à une partie empirique (méthodologie, résultats et discussion), encadrées par une introduction et une conclusion générales.
Faut-il obligatoirement une partie quantitative ?
Non. De nombreux mémoires de gestion utilisent une méthodologie qualitative (entretiens, étude de cas) ou mixte. Le choix dépend de la problématique et doit être validé avec votre directeur de mémoire.
Combien de pages pour chaque partie ?
Il n’existe pas de norme universelle, mais un équilibre courant consiste à consacrer environ un tiers du corps du texte à la partie théorique et deux tiers à la partie empirique, résultats et discussion inclus. Vérifiez toujours les consignes de votre UFR.
Où placer les hypothèses de recherche dans le plan ?
Les hypothèses se formulent généralement à la fin de la partie théorique, une fois la revue de littérature posée, et sont reprises explicitement dans la partie empirique pour être testées ou discutées.
Le plan doit-il être validé avant la rédaction ?
Oui, dans la plupart des cursus. Un plan détaillé validé par le directeur de mémoire en amont évite des réorganisations lourdes une fois la rédaction avancée.
Quelle différence entre partie théorique et revue de littérature ?
La revue de littérature est un chapitre de la partie théorique : elle synthétise les travaux existants, tandis que la partie théorique dans son ensemble inclut aussi le cadre conceptuel et la formulation des hypothèses qui en découlent.
Pour approfondir la construction de votre plan et son articulation avec l’ensemble du document, consultez également notre exemple de plan de mémoire et notre guide sur comment rédiger un mémoire de master.
