Le comité de suivi individuel de thèse (CSI) en 2026 : rôle, déroulé et réinscription

Le comité de suivi individuel de thèse (CSI) en 2026 : rôle, déroulé et réinscription

Le comité de suivi individuel de thèse (CSI), institué par l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national du doctorat, veille au bon déroulement du parcours doctoral au regard de la charte du doctorat et de la convention individuelle de formation. Il se réunit obligatoirement avant l’inscription en deuxième année, puis avant chaque réinscription jusqu’à la soutenance.

Que fait exactement le comité — et que ne fait-il pas ?

Le malentendu le plus répandu consiste à voir dans le CSI une pré-soutenance. Ce n’en est pas une. Le suivi des travaux de recherche relève au premier chef du directeur de thèse, et le comité n’a pas vocation à remettre en cause l’encadrement scientifique. Sa fonction est d’apporter un accompagnement supplémentaire au doctorant, et un regard extérieur à l’école doctorale comme à la direction de thèse.

Le CSI examine Le CSI n’examine pas
L’avancement au regard du calendrier prévisionnel La valeur scientifique des résultats
Les conditions matérielles et de travail La qualité de l’écriture de la thèse
Le suivi de la formation doctorale Le contenu détaillé des chapitres
Le projet professionnel et l’insertion La méthodologie, sauf alerte manifeste
La relation d’encadrement L’opportunité du sujet, arrêtée à l’inscription

Cette délimitation est utile à connaître avant l’entretien : elle évite d’arriver avec une présentation de résultats là où le comité attend un état d’avancement et un calendrier.

Qui compose le comité et comment se déroule l’entretien ?

La composition est fixée par l’école doctorale. Elle comprend généralement deux à trois membres extérieurs à la direction de thèse, dont au moins un spécialiste du domaine et souvent un membre plus éloigné, chargé du regard extérieur.

Point décisif : le directeur de thèse n’assiste pas à l’entretien avec le doctorant. C’est précisément cette absence qui rend le dispositif utile, puisqu’elle permet d’aborder d’éventuelles difficultés d’encadrement.

Le déroulé habituel :

  1. Transmission du rapport écrit à l’école doctorale, généralement deux à trois semaines avant la réunion.
  2. Présentation orale par le doctorant, souvent de dix à quinze minutes.
  3. Échange avec le comité sur l’avancement, le calendrier et les conditions de travail.
  4. Entretien confidentiel hors présence de la direction de thèse.
  5. Rédaction d’un avis transmis à l’école doctorale.

Quel est le lien avec la réinscription ?

Dossier de réinscription en doctorat déposé au secrétariat d'une école doctorale
L’avis du comité, joint à celui du directeur, fonde la proposition de réinscription du directeur de l’école doctorale.

L’autorisation de réinscription à partir de la deuxième année est donnée sur proposition du directeur de l’école doctorale, après avis du comité de suivi et du directeur de thèse. Le CSI n’est donc pas une formalité : sans réunion tenue et sans avis rendu, le dossier de réinscription est incomplet.

En pratique, un avis défavorable est rare et signale presque toujours une situation déjà identifiée — absence prolongée d’avancement, perte de financement, conflit non résolu. Le cas échéant, l’avis s’accompagne de recommandations et d’un calendrier de rattrapage plutôt que d’une exclusion. Le cadre général de l’inscription est détaillé dans notre guide sur l’inscription en école doctorale.

Que faut-il préparer ?

Rapport d'avancement de thèse imprimé avec un calendrier prévisionnel annoté
Le calendrier prévisionnel jusqu’à la soutenance est la pièce que le comité examine le plus attentivement.
Document Contenu attendu Erreur fréquente
Rapport d’avancement État des travaux selon le modèle de l’ED Décrire les résultats sans situer l’avancement
Calendrier prévisionnel Jalons datés jusqu’à la soutenance Calendrier irréaliste, non révisé depuis l’an dernier
Heures de formation doctorale Décompte à jour, modules suivis Retard non signalé, découvert en dernière année
Communications et publications Liste, y compris travaux soumis Omettre les communications sans acte
Projet professionnel Mise à jour, y compris hors académie Réponse évasive, mal perçue

Le calendrier est la pièce la plus scrutée : un doctorant en fin de troisième année sans calendrier de rédaction crédible déclenche systématiquement une recommandation. Pour le construire, notre modèle de rétroplanning se transpose au format doctoral, et les repères de durée figurent dans nos données sur le nombre de doctorants et la durée moyenne d’une thèse.

Peut-on évoquer un problème d’encadrement ?

Oui — c’est l’une des raisons d’être du dispositif, et l’entretien hors présence du directeur existe pour cela. Trois principes rendent la démarche efficace :

  • Exposer des faits datés plutôt que des ressentis : « trois rendez-vous demandés entre janvier et avril, aucun obtenu » vaut mieux que « je me sens abandonné ».
  • Éviter la mise en cause personnelle. Le comité peut agir sur une organisation défaillante, beaucoup moins sur un conflit présenté comme interpersonnel.
  • Proposer une solution : co-encadrement, jalons formalisés, changement de rythme de réunion. Un comité saisi d’un problème avec une piste de résolution agit ; saisi d’une plainte, il temporise.

Le comité peut alerter l’école doctorale, recommander l’ajout d’un co-encadrant ou proposer une médiation. Sur le choix initial et la relation d’encadrement, voir notre article sur la façon de trouver un directeur de thèse. Les questions de financement, souvent abordées en CSI, sont traitées dans nos guides sur le contrat doctoral et le financement par une CIFRE.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le comité de suivi individuel de thèse ?

Institué par l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national du doctorat, il veille au bon déroulement du parcours doctoral au regard de la charte du doctorat et de la convention individuelle de formation. Il apporte un accompagnement au doctorant et un regard extérieur à l’école doctorale comme à la direction de thèse.

Le CSI est-il obligatoire chaque année ?

Oui. Il se réunit obligatoirement avant l’inscription en deuxième année, puis avant chaque nouvelle inscription jusqu’à la soutenance. Son avis, joint à celui du directeur de thèse, fonde la proposition de réinscription du directeur de l’école doctorale.

Le comité juge-t-il la qualité scientifique de la thèse ?

Non. Le suivi des travaux relève au premier chef du directeur de thèse, et le comité n’a pas vocation à remettre en cause l’encadrement scientifique. Il vérifie le bon déroulement du parcours — avancement, conditions de travail, formation, projet professionnel.

Qui compose le comité de suivi individuel ?

Sa composition est fixée par l’école doctorale et comprend généralement deux à trois membres extérieurs à la direction de thèse, dont au moins un spécialiste du domaine. Le directeur de thèse n’assiste pas à l’entretien avec le doctorant.

Que faut-il préparer pour son CSI ?

Un rapport d’avancement selon le modèle de l’école doctorale, un calendrier prévisionnel jusqu’à la soutenance, l’état des heures de formation doctorale, la liste des communications et publications, et une mise à jour du projet professionnel. Prévoyez aussi une présentation orale de dix à quinze minutes.

Peut-on parler d’un conflit avec son directeur devant le comité ?

Oui, c’est l’une des raisons d’être du dispositif, et l’entretien se tient hors présence du directeur. Exposez des faits datés plutôt que des personnes. Le comité peut alerter l’école doctorale, recommander un co-encadrement ou proposer une médiation.