Déclarer l’Utilisation de l’IA dans son Mémoire en 2026 : Où, Comment et Pourquoi (Modèle de Mention)

Déclarer l’Utilisation de l’IA dans son Mémoire en 2026 : Où, Comment et Pourquoi (Modèle de Mention)

Déclarer l’Utilisation de l’IA dans son Mémoire en 2026 : Où, Comment et Pourquoi (Modèle de Mention)

Votre mémoire est terminé, ou presque. ChatGPT vous a aidé à reformuler un passage, Grammarly a corrigé la syntaxe, un outil de transcription a retranscrit vos entretiens. Faut-il le signaler ? Si oui, comment, et à quel endroit du document ? En 2026, une majorité d’universités françaises et francophones exigent désormais une déclaration explicite de l’usage des outils d’intelligence artificielle dans les travaux académiques. Ignorer cette obligation revient à prendre un risque disciplinaire parfaitement évitable.

Déclarer l’utilisation de l’IA dans un mémoire n’est pas une démarche punitive : c’est un acte de transparence intellectuelle qui protège l’étudiant et crédibilise son travail aux yeux du jury. Cet article vous donne la méthode, les formulations exactes et un modèle de mention directement adaptable à votre situation.

En bref : Dès lors que vous avez utilisé un outil d’IA — ChatGPT, Copilot, Grammarly, outil de transcription automatique, etc. — pour préparer ou rédiger votre mémoire, vous devez le déclarer. La mention se place généralement en fin de partie méthodologique ou en annexe, sous forme d’un tableau ou d’un paragraphe dédié. Certaines universités demandent une déclaration sur l’honneur signée distincte. Sans cette déclaration, l’omission peut être requalifiée en manquement à l’intégrité académique.

Pourquoi les universités demandent-elles une déclaration d’usage de l’IA ?

La généralisation des outils d’IA générative a conduit les établissements d’enseignement supérieur à repenser leur cadre d’intégrité académique. En France, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a publié en octobre 2025 une proposition de charte nationale sur l’usage de l’IA dans l’enseignement supérieur, recommandant aux établissements d’exiger une déclaration transparente de tout recours aux outils génératifs dans les travaux évalués.

Plusieurs raisons expliquent cette demande désormais généralisée :

  • Évaluer le travail réel de l’étudiant. Le jury doit pouvoir mesurer vos compétences propres, pas celles d’un algorithme. La déclaration permet de délimiter clairement votre contribution personnelle et de rendre la soutenance équitable.
  • Traçabilité scientifique. Comme on cite ses sources bibliographiques, on cite ses outils. Un modèle de langage qui a structuré une partie de votre argumentaire est un intermédiaire qui mérite d’être nommé, au même titre qu’un logiciel statistique ou qu’une base de données.
  • Prévenir les glissements inconscients. Beaucoup d’étudiants ignorent que réutiliser une reformulation générée par ChatGPT sans l’indiquer peut constituer un manquement, même involontaire, aux règles d’intégrité. La déclaration oblige à documenter ses pratiques et à mesurer l’étendue réelle de l’assistance reçue.
  • Ancrer une culture de la transparence. L’université forme des professionnels et des chercheurs qui seront attendus sur ce point dans leur vie post-diplôme. Déclarer l’usage des outils d’IA dès le mémoire prépare à des pratiques professionnelles responsables.

Des universités comme Aix-Marseille, Angers, Paris-Saclay ou Grenoble-Alpes ont toutes adopté des chartes spécifiques entre 2024 et 2026. L’observatoire des chartes IA de l’AMU recense en temps réel les cadres adoptés par les établissements francophones. Leurs formulations varient, mais le principe est identique partout : l’usage non déclaré de l’IA est un manquement à l’intégrité académique, au même titre que le plagiat.

Quoi déclarer : outils, tâches et niveaux d’intervention

La règle générale est simple : tout outil d’IA qui a influencé le contenu ou la forme de votre mémoire doit être mentionné. Cela inclut bien plus que la simple génération de texte.

Les outils les plus courants à mentionner

  • Génération de texte : ChatGPT (OpenAI), Claude (Anthropic), Gemini (Google), Mistral, Copilot (Microsoft).
  • Correction et reformulation : Grammarly (fonctions Rewrite et Rephrase), DeepL Write, Antidote+ en mode IA.
  • Transcription automatique : Whisper (OpenAI), Otter.ai, Notta, Tactiq.
  • Synthèse de littérature : Elicit, Perplexity, ResearchRabbit, Consensus.
  • Traduction : DeepL Translator, Google Traduction, lorsque des extraits traduits sont intégrés dans le corps du mémoire.
  • Vérification d’originalité assistée : Tesify, Compilatio Magister.

Un tableau récapitulatif par type d’usage

Type d’usage Exemple d’outil À déclarer ?
Génération de plan ou d’idées ChatGPT, Claude Oui
Reformulation de vos écrits DeepL Write, Grammarly Rewrite Oui
Correction orthographique pure Antidote (mode classique) Généralement non
Transcription d’entretiens Whisper, Otter.ai Oui
Synthèse de littérature Elicit, Perplexity Oui
Traduction d’extraits intégrés DeepL Translator Oui
Vérification d’originalité Tesify, Compilatio Optionnel, recommandé

En cas de doute, déclarez. Un excès de transparence ne sera jamais sanctionné ; une omission découverte après dépôt peut l’être sévèrement.

Tableau récapitulatif des outils d'IA à déclarer dans un mémoire : types d'usage et niveaux d'intervention
Récapitulatif des principales catégories d’outils d’IA utilisés dans les mémoires et leur obligation de déclaration respective

Usage acceptable vs non acceptable

Déclarer l’usage de l’IA ne suffit pas à rendre n’importe quel usage légitime. La déclaration doit accompagner un usage conforme aux règles de votre établissement. Voici les grandes lignes communes à la plupart des chartes françaises. Pour connaître les seuils acceptables par discipline — de 5 % en droit à 30 % en informatique — le guide Limites d’IA dans les thèses par discipline 2025 dresse un état des lieux précis par filière.

Usage acceptable (avec déclaration)

  • Brainstorming et exploration de pistes de recherche
  • Correction orthographique et grammaticale
  • Reformulation de vos propres passages déjà rédigés
  • Transcription automatique d’entretiens vérifiée manuellement
  • Traduction d’extraits pour enrichir la revue de littérature
  • Recherche de sources à vérifier ensuite manuellement
  • Aide à la structuration du plan, retravaillé par l’étudiant
Usage non acceptable

  • Générer le texte principal sans réécriture substantielle
  • Soumettre des analyses rédigées intégralement par l’IA
  • Faire rédiger les conclusions ou l’interprétation des résultats par l’IA
  • Citer des sources suggérées par l’IA sans les avoir vérifiées
  • Utiliser l’IA pour répondre aux commentaires du directeur à votre place

La frontière essentielle : l’IA peut assister votre pensée, jamais la remplacer. La contribution intellectuelle — problématique, argumentation, interprétation des données, conclusions — doit demeurer entièrement la vôtre. Pour aller plus loin sur les règles d’intégrité, consultez notre guide sur comment éviter le plagiat dans un mémoire en 2026.

Où placer la déclaration dans votre mémoire

Il n’existe pas de standard national unique en France, mais quatre emplacements sont couramment admis ou exigés selon les établissements :

  1. En fin de partie méthodologique (le plus courant)
    Après avoir décrit votre protocole de collecte et d’analyse de données, un paragraphe ou un encadré intitulé « Usage des outils d’intelligence artificielle » recense les outils utilisés et les tâches concernées. C’est le format plébiscité par la majorité des formations master en France et dans l’espace francophone.
  2. En annexe dédiée
    Une annexe intitulée « Déclaration d’usage des outils IA » contient le tableau récapitulatif détaillé : outil, version utilisée, tâche précise, section du mémoire concernée, niveau de validation humaine. Ce format convient particulièrement aux usages multiples et variés.
  3. Dans la déclaration sur l’honneur jointe au dépôt
    Certains établissements ajoutent à leur déclaration anti-plagiat habituelle une ligne spécifique à l’IA. Si votre université fournit un formulaire de dépôt, vérifiez qu’il ne comporte pas déjà un champ prévu à cet effet. Remplissez-le même si le corps du mémoire contient déjà une déclaration.
  4. Charte d’usage signée remise séparément
    Des universités comme Paris-Saclay ou Grenoble-Alpes font signer une charte d’usage de l’IA générative au moment de l’inscription ou du dépôt. Dans ce cas, la déclaration dans le corps du mémoire reste recommandée en complément pour plus de clarté.

Règle de priorité : consultez d’abord le règlement de votre formation ou demandez directement à votre directeur de mémoire. En cas de silence du règlement, optez pour la déclaration en annexe — c’est la solution la plus complète et la moins ambiguë vis-à-vis d’un jury.

Modèle de mention prêt à adapter

Voici deux formats que vous pouvez adapter directement à votre situation réelle.

Format court — insertion en fin de méthodologie

Note sur l’usage des outils d’intelligence artificielle

Dans le cadre de ce mémoire, les outils d’IA suivants ont été utilisés à titre d’assistance :

  • ChatGPT (OpenAI, version GPT-4o, 2025–2026) — exploration de pistes bibliographiques et reformulation de passages rédigés par l’auteur, intégralement réécrits avant intégration.
  • Whisper (OpenAI) — transcription automatique des entretiens semi-directifs (voir Annexe B). Les transcriptions ont été relues et corrigées manuellement dans leur intégralité.
  • Grammarly Premium — correction orthographique et grammaticale de la version finale du document.

L’intégralité de l’argumentation, de l’analyse et des conclusions présentées dans ce travail est le fruit de la réflexion personnelle de l’auteur. Aucune section n’a été rédigée intégralement par un outil d’IA sans réécriture substantielle.

Format tableau — annexe dédiée

Outil et version Tâche effectuée Section(s) concernée(s) Validation humaine
ChatGPT-4o (OpenAI) Exploration de la problématique, reformulation de paragraphes Introduction, Revue de littérature Oui — intégralement réécrit
Whisper (OpenAI) Transcription des entretiens semi-directifs Annexe B Oui — correction manuelle intégrale
Grammarly Premium Correction orthographique et syntaxique Ensemble du document Oui — chaque suggestion validée
Tesify Vérification d’originalité avant dépôt

Adaptez les lignes à votre situation réelle et ne mentionnez que les outils que vous avez effectivement utilisés. Ne remplissez pas de lignes fictives pour donner l’impression d’un usage plus limité que la réalité.

Être transparent avec son directeur de mémoire

La déclaration écrite n’est qu’une face de la transparence. Aborder le sujet oralement avec votre directeur de mémoire est tout aussi important — et souvent plus protecteur pour vous.

Deux situations courantes se présentent :

  • Le directeur a indiqué ses attentes. Respectez-les à la lettre, même si elles sont plus restrictives que le règlement général de l’université. La relation pédagogique prime sur le cadre institutionnel général, et c’est le directeur qui évaluera votre travail en premier.
  • Le directeur n’a rien précisé. Prenez l’initiative d’aborder le sujet lors d’un prochain entretien de suivi. Présentez les outils que vous utilisez ou envisagez d’utiliser et demandez une validation explicite. Cette démarche proactive est généralement très bien perçue et place d’emblée la relation de travail sur un registre de confiance.

Lors de la soutenance, le jury peut vous questionner sur votre méthode de travail. Si vous avez utilisé de l’IA sans le déclarer et que la question est posée, toute esquive aggrave considérablement la situation — et les jurys de 2026 connaissent les outils. La transparence en amont supprime ce risque entièrement.

Rédiger avec l’IA et vérifier son originalité en conscience

Savoir qu’un passage a été assisté par l’IA ne dispense pas de s’assurer qu’il est suffisamment original dans la forme finale soumise. Les outils de détection de l’IA restent imparfaits — leur fiabilité réelle en 2026 est encore limitée — mais Compilatio, Turnitin ou les logiciels utilisés par votre université peuvent tout de même signaler des similarités ou des marqueurs stylistiques qui amèneront le jury à questionner votre méthode de travail.

Tesify est conçu pour aider les étudiants à rédiger leur mémoire de manière éthique et conforme : l’outil génère du contenu structuré à partir de vos propres notes et sources, guide dans la paraphrase correcte et permet de vérifier l’originalité du texte avant dépôt. L’objectif n’est jamais de contourner un détecteur — c’est d’avoir un appui pour produire un travail qui vous appartient réellement, dont vous pouvez assumer chaque ligne en soutenance et que vous pouvez déclarer avec précision dans votre annexe d’usage IA.

Une fois votre mémoire finalisé, pensez également à vérifier son taux de similitude et ce qu’il signifie réellement dans un rapport Compilatio, pour éviter les mauvaises surprises le jour du dépôt.

FAQ — Déclarer l’utilisation de l’IA dans un mémoire

Est-ce obligatoire de déclarer l’usage de l’IA dans un mémoire en 2026 ?

Dans la plupart des universités françaises et francophones, oui. L’obligation est inscrite dans les chartes internes ou les règlements d’examen de nombreux établissements depuis 2024–2026. Même si votre université n’a pas encore formalisé de charte propre, la non-déclaration d’un usage d’IA peut être requalifiée en manquement à l’intégrité académique au regard des principes généraux du Code de l’éducation. Vérifiez le règlement de votre formation et, en cas de silence, déclarez par précaution.

Dois-je déclarer Grammarly ou Antidote ?

La correction orthographique et grammaticale pure — celle qu’assure Antidote en mode classique ou le correcteur intégré de Word — est généralement assimilée à un outil de traitement de texte et n’appelle pas de déclaration. En revanche, les fonctionnalités de reformulation ou de réécriture assistée par IA (Grammarly Rewrite, Grammarly Go, Antidote+ si sa version IA est activée) constituent un usage d’IA générative qui mérite d’être mentionné. En cas de doute, déclarez : un excès de transparence ne sera jamais sanctionné.

Que risque-t-on si on omet de déclarer l’usage de l’IA ?

L’omission peut être traitée comme un manquement à l’intégrité académique, au même titre que le plagiat. Les sanctions varient selon l’établissement : avertissement, obligation de retravailler le mémoire, échec au diplôme, ou transmission devant une commission disciplinaire dans les cas les plus graves. Ces risques sont d’autant plus réels que les jurys de mémoire interrogent désormais activement les étudiants sur leurs méthodes de travail lors des soutenances et que les logiciels de détection de l’IA sont de plus en plus utilisés.

Comment citer un outil d’IA dans la bibliographie ?

En APA 7 : OpenAI. (2025). ChatGPT (version GPT-4o) [Logiciel]. https://chat.openai.com. En ISO 690 : OPENAI. ChatGPT (GPT-4o) [logiciel]. 2025. Disponible à l’adresse : https://chat.openai.com. Précisez la version ou la date si elle est pertinente. Si l’IA a simplement assisté la reformulation ou la correction, la mention dans la déclaration d’usage suffit ; une entrée bibliographique complète n’est requise que si vous citez un contenu textuel spécifique généré par l’outil.

Si j’ai utilisé l’IA uniquement pour transcrire mes entretiens, dois-je le déclarer ?

Oui. La transcription automatique par IA (Whisper, Otter.ai, Notta, etc.) fait partie intégrante du protocole méthodologique. Elle doit être mentionnée dans la section méthodologie, avec une précision sur la validation humaine des transcriptions (relecture mot à mot, corrections apportées). Loin de fragiliser le mémoire, cette déclaration renforce la rigueur de la démarche en montrant que les données ont été traitées de manière sérieuse et vérifiable.