Taux de réussite en master en France en 2026 : chiffres officiels MESR-SIES par discipline et profil

Taux de réussite en master en France en 2026 : chiffres officiels MESR-SIES par discipline et profil

Taux de réussite en master en France en 2026 : chiffres officiels MESR-SIES par discipline et profil

Trois quarts des étudiants inscrits pour la première fois en première année de master dans une université publique française obtiennent finalement leur diplôme — mais les chances d’y parvenir, et dans quel délai, varient considérablement selon la discipline choisie, l’âge d’entrée, le genre et la série du baccalauréat. D’après la Note Flash n°2025-30 du MESR-SIES (novembre 2025), couvrant la cohorte des étudiants entrés en M1 en 2021, 66,5 % ont obtenu leur master en deux ans et environ 76 % l’ont décroché en deux ou trois ans. Ce sont les taux de réussite les plus élevés jamais mesurés depuis la mise en place du suivi de cohorte par le SIES.

Ces données sont produites par la Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques (SIES) du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR). Elles s’appuient sur le Système d’Information sur le Suivi de l’Étudiant (SISE), qui trace individuellement chaque inscrit d’une année sur l’autre, indépendamment des changements d’établissement. Les résultats alimentent le rapport annuel État de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR) et les indicateurs de performance budgétaires du Programme 150 (Formations supérieures et recherche universitaire).

Cette page rassemble et contextualise l’ensemble des données publiques disponibles sur le taux de réussite en master : résultats globaux, évolution historique, écarts par domaine disciplinaire, genre, âge d’entrée et type de baccalauréat. Chaque chiffre est accompagné de sa source et de son année de référence. Pour les comparaisons détaillées par établissement et par mention, le portail officiel du MESR propose des tableaux Excel téléchargeables.

Chiffres clés 2026 (MESR-SIES, Note Flash n°2025-30, novembre 2025)

  • 66,5 % des inscrits en M1 (cohorte 2021) obtiennent leur master en 2 ans
  • ~76 % l’obtiennent en 2 ou 3 ans — hausse par rapport à 74,6 % pour la cohorte 2020
  • Femmes : 76,9 % en 2 ou 3 ans — soit +2,4 points par rapport aux hommes
  • Meilleurs taux par discipline : Psychologie (>80 %) et Droit-Sciences politiques (77 %)
  • Taux le plus bas selon le bac d’origine : bacheliers professionnels (57,8 % en 2 ans)
  • Étudiants de 22 ans ou moins : 83,1 % de réussite — vs 59,6 % pour les 24 ans et plus

Méthodologie : comment le MESR-SIES mesure la réussite en master

Le SIES suit les cohortes d’étudiants inscrits pour la première fois en M1 grâce au Système d’Information sur le Suivi de l’Étudiant (SISE), qui recense à la fois les inscrits (SISE-Inscriptions) et les diplômés (SISE-Résultats). Chaque étudiant est tracé individuellement d’une année à l’autre, même s’il change d’établissement ou interrompt temporairement ses études. Le périmètre couvre les universités publiques françaises ; les grandes écoles, les établissements privés et les formations paramédicales en sont exclues.

Le SIES distingue deux indicateurs principaux, publiés chaque année dans une Note Flash dédiée :

  • Taux de réussite en 2 ans : proportion d’inscrits en M1 l’année N qui obtiennent leur diplôme de master lors de la session N+2 (délai réglementaire standard).
  • Taux de réussite en 2 ou 3 ans : indicateur élargi qui comptabilise également les étudiants ayant redoublé le M1 ou le M2, ou ayant interrompu puis repris leur cursus. C’est l’indicateur retenu dans les objectifs budgétaires du Programme 150.

Ces taux ne distinguent pas les masters recherche des masters professionnels au niveau agrégé, bien que les fichiers Excel par établissement permettent des analyses plus fines. La période de référence la plus récente disponible au moment de la rédaction de cet article est la session 2024, portant sur les étudiants entrés en M1 à la rentrée 2021.

Résultats session 2024 et évolution depuis 2019

La Note Flash n°2025-30 du MESR-SIES, publiée en novembre 2025, constitue la source de référence pour les données les plus récentes. Sur la cohorte 2021 :

  • 66,5 % ont obtenu leur master en deux ans (session 2023)
  • Environ 76 % l’avaient décroché en deux ou trois ans (session 2024)
  • Ces taux sont en hausse par rapport à la cohorte 2020

L’édition précédente — Note Flash n°2024-30 (novembre 2024), portant sur la cohorte 2020 — concluait que trois quarts des inscrits avaient obtenu leur diplôme en deux ou trois ans, soit environ 74,6 % selon l’État de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation n°18 (EESR n°18, MESR-SIES). Le tableau ci-dessous reconstitue la tendance sur les cohortes disponibles.

Évolution du taux de réussite en master en 2 ou 3 ans — cohortes 2019 à 2021
Cohorte M1 Session mesurée Taux (2 ou 3 ans) Source MESR-SIES
Cohorte 2019 Session 2021 72,3 % PLF 2024, Programme 150 — indicateur de performance
Cohorte 2020 Session 2022–2023 74,6 % EESR n°18 ; NF SIES n°2024-30 (nov. 2024)
Cohorte 2021 Session 2024 ~76 % NF SIES n°2025-30 (nov. 2025)

Le Programme 150 (PLF 2024) fixait une cible de 73 % pour la période 2024–2026, déjà dépassée par les résultats réels de la cohorte 2021. Cette progression s’explique par deux réformes cumulées : la sélection à l’entrée du master, introduite progressivement depuis la loi du 23 décembre 2016 (dite loi ORE), et la plateforme nationale Mon Master, opérationnelle depuis 2023, qui centralise les candidatures en M2 et réduit les orientations par défaut.

Taux de réussite par domaine disciplinaire

Les écarts entre disciplines sont les plus importants de toutes les variables disponibles. La psychologie et le droit-sciences politiques dominent nettement, tandis que les arts, lettres, langues et sciences humaines et sociales (SHS) enregistrent une moyenne nationale inférieure de près de dix points à la médiane nationale. Pour une comparaison établissement par établissement, le panorama complet des taux de réussite en master par université propose une vue détaillée par mention et par site.

Taux de réussite en master par domaine (données MESR-SIES, sessions 2022–2024)
Domaine disciplinaire Taux indicatif Mesure / Source
Psychologie > 80 % (2 ou 3 ans) Cohorte 2021, MESR-SIES NF n°2025-30
Droit — Sciences politiques 77 % (2 ou 3 ans) Session 2022, MESR-SIES (vs 62 % session 2019)
STAPS En hausse de +2,5 points Cohorte 2021 vs cohorte 2020, MESR-SIES NF n°2025-30
Moyenne nationale (tous domaines) 66,5 % (2 ans) — ~76 % (2 ou 3 ans) Cohorte 2021, MESR-SIES NF n°2025-30
Arts — Lettres — Langues — SHS 57,8 % (moyenne nationale, 2 ans) Session 2024, données MESR analysées par Diplomeo
Graphique comparatif du taux de réussite en master selon la discipline : psychologie en tête (plus de 80 %), droit 77 %, et arts-lettres-SHS à 57,8 % (données MESR-SIES)
Taux de réussite en master par discipline (MESR-SIES, cohorte 2021) : la psychologie et le droit dominent, les arts-lettres-SHS affichent le taux le plus bas avec une dispersion considérable entre établissements.

L’écart de plus de 22 points entre le domaine arts-lettres-SHS et la psychologie traduit des réalités structurelles profondes : hétérogénéité des profils à l’entrée, organisation différente entre masters recherche (plus exigeants en volume de travail autonome) et masters professionnels (plus encadrés), ainsi que conditions de financement des étudiants. La dispersion interne à ces domaines est également considérable : pour les arts, lettres et langues, le taux par établissement oscille entre 35,8 % (université la moins bien classée) et 84,1 % (université la mieux classée), selon les données MESR analysées par Diplomeo pour la session 2024. Cette amplitude de 48 points indique que le choix de l’université est au moins aussi déterminant que le choix du domaine.

La forte progression du droit-sciences politiques — +15 points entre 2019 et 2022 — est attribuée en grande partie à la massification des masters professionnels tournés vers les concours (barreau, fonctions publiques) qui structurent fortement la finalité pédagogique et réduisent le taux d’abandon en M2.

Réussite en master selon le genre

L’avantage des étudiantes est régulier, documenté et en partie croissant. D’après la Note Flash n°2025-30 du MESR-SIES (cohorte 2021) :

  • Femmes : 76,9 % obtiennent leur master en deux ou trois ans
  • Hommes : environ 74,5 % (écart de 2,4 points en faveur des femmes)
Comparatif du taux de réussite en master par genre : les étudiantes obtiennent leur diplôme à 76,9 % contre 74,5 % pour les hommes (écart de 2,4 points, MESR-SIES cohorte 2021)
Réussite en master selon le genre (MESR-SIES, cohorte 2021) : les étudiantes devancent les hommes de 2,4 points, un écart stable depuis plusieurs cohortes successives.

Cet écart est cohérent avec les données de réussite observées dès la licence et au baccalauréat : les étudiantes affichent structurellement des taux de validation d’ECTS plus élevés dans la quasi-totalité des disciplines. La Note Flash n°2024-30 (cohorte 2020) signalait même que l’écart était alors de près de 4 points en faveur des femmes — un chiffre qui s’est partiellement réduit sur la cohorte 2021, ce qui pourrait indiquer un rattrapage masculin ou une modification de la composition disciplinaire des inscrits.

Ces données agrégées ne désagrègent pas l’écart de genre par discipline. Des travaux de recherche sur la réussite en enseignement supérieur, notamment dans le champ de la sociologie de l’éducation, suggèrent que l’avantage féminin est plus marqué dans les disciplines littéraires et sociales et plus faible dans les sciences et techniques — mais le SIES ne publie pas de tableau croisé genre × discipline à ce niveau de détail dans ses Notes Flash.

Réussite selon l’âge à l’entrée en M1

L’âge à l’entrée en première année de master constitue l’un des déterminants les plus nets de la réussite. Les étudiants qui intègrent le master directement à l’issue de leur licence (22 ans ou moins) affichent des taux nettement supérieurs à ceux qui s’inscrivent plus tard, que ce soit après une interruption d’études, une réorientation ou une validation des acquis de l’expérience (VAE). D’après les données MESR-SIES (session 2024, cohorte 2021) :

Taux de réussite en master selon l’âge à l’entrée en M1 — cohorte 2021 (MESR-SIES, session 2024)
Âge à l’entrée en M1 Taux de réussite (2 ou 3 ans)
22 ans ou moins 83,1 %
23 ans 75,8 %
24 ans et plus 59,6 %
Taux de réussite en master selon l'âge à l'entrée en M1 : 83,1 % pour les étudiants de 22 ans ou moins, 75,8 % à 23 ans, et 59,6 % pour les 24 ans et plus (MESR-SIES)
Réussite en master selon l’âge à l’entrée en M1 (MESR-SIES, cohorte 2021) : un écart de 23,5 points sépare les étudiants de 22 ans ou moins et les 24 ans et plus, reflétant la complexité des parcours non linéaires.

L’écart de 23,5 points entre les moins de 22 ans et les 24 ans et plus reflète, en partie, des trajectoires non linéaires : reprise d’études après une activité professionnelle, changement de filière, ou entrée en master après un BTS, un BUT ou une classe préparatoire. Ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une pénalisation intrinsèque des parcours atypiques, mais comme un indicateur du besoin d’accompagnement pédagogique renforcé pour les publics en réorientation. Le SIES note en outre que les étudiants entrés tardivement sont plus souvent inscrits à temps partiel, ce qui allonge mécaniquement la durée effective de préparation du diplôme sans que cela se traduise par un abandon définitif.

Impact du type de baccalauréat sur la réussite en master

La série du baccalauréat prédit significativement la réussite en master, plusieurs années après l’obtention du diplôme. Les titulaires d’un baccalauréat général affichent des taux nettement supérieurs à ceux issus des voies technologique ou professionnelle, qu’ils aient accédé au master via une licence générale ou une licence professionnelle. D’après les données MESR-SIES (session 2024, cohorte 2021) :

Taux de réussite en master selon le baccalauréat d’origine (MESR-SIES, session 2024, cohorte 2021)
Type de baccalauréat Taux en 2 ans Taux en 2 ou 3 ans
Baccalauréat général 70,0 % 80,0 %
Baccalauréat technologique 63,7 % 71,8 %
Baccalauréat professionnel 57,8 % 66,0 %

L’accès au master après un baccalauréat professionnel reste marginal en volume — ces étudiants ont presque toujours suivi un BTS, un BUT ou une autre formation intermédiaire avant d’intégrer une licence puis un master. La donnée de 66 % en trois ans pour ce public est donc à lire comme un résultat relatif à une population déjà fortement sélectionnée par les étapes d’accès précédentes. L’écart de 14 points avec les bacheliers généraux (en deux ans) est significatif mais s’explique davantage par des différences de capital culturel et de familiarité avec les codes de l’écriture académique que par des capacités cognitives intrinsèques.

Pour comprendre le contexte global des effectifs dans lesquels ces taux s’inscrivent, l’article sur le nombre d’étudiants en France en 2026 détaille la répartition par cycle, type d’établissement et discipline.

Passage M1 → M2 : le premier filtre décisif

Le passage de première en deuxième année de master constitue l’étape la plus sélective du cursus. D’après les données MESR-SIES, environ 75 % des étudiants inscrits en M1 poursuivent directement en M2 l’année suivante dans le même établissement ou dans un autre. Cette sélection opère à deux niveaux distincts :

  • Sélection académique : certains étudiants ne valident pas suffisamment d’ECTS en M1 pour accéder au M2 dans leur établissement d’origine. Ils peuvent redoubler, se réorienter ou candidater dans un autre établissement.
  • Sélection par le marché : depuis la réforme de 2017, les masters professionnels peuvent recruter en M2 indépendamment de leur M1. Un nombre significatif d’étudiants change d’établissement ou de mention entre les deux années.

La plateforme Mon Master, opérationnelle depuis la rentrée 2023, a modifié la dynamique d’accès au M2 en centralisant les candidatures. D’après la Note d’information SIES de janvier 2024 (NF n°2024-01), le dispositif a traité plusieurs centaines de milliers de candidatures dès sa première année. Les données de la session Mon Master 2025 (SIES, 2025) indiquent que 68 % des candidats inscrits sur la plateforme ont reçu au moins une proposition d’admission, ce qui témoigne d’une offre de formation insuffisante par rapport à la demande pour certaines mentions très sélectives.

La sélection M1 → M2 n’est pas uniforme selon les disciplines : en droit et en psychologie, où la continuité pédagogique entre les deux années est forte, les taux de passage sont supérieurs à la moyenne. En revanche, certains masters de sciences humaines fonctionnent avec une ouverture massive en M1 suivie d’une sélection drastique à l’entrée en M2, ce qui pèse sur les taux de réussite globaux de ces domaines.

Maximiser ses chances de réussir son master

Les données du MESR-SIES identifient des leviers d’action concrets pour les étudiants, les familles et les établissements :

  • Intégrer le master sans délai après la licence : les étudiants de 22 ans ou moins affichent 83,1 % de réussite en deux ou trois ans. Une année de césure non structurée entre licence et master est associée à un risque de décrochage plus élevé.
  • Choisir une discipline et un établissement cohérents avec son profil : la dispersion de 48 points au sein des arts-lettres-SHS selon l’université illustre l’importance du choix d’établissement. Consulter les tableaux SIES par établissement avant de candidater est une démarche documentée par les données elles-mêmes.
  • Investir le mémoire dès le M1 : la rédaction du mémoire de master est l’obstacle principal en M2 et la cause la plus fréquente d’échec en session 2. Se former à la méthodologie de recherche, à la construction d’une problématique et à la gestion des sources dès la première année réduit la charge cognitive en fin de cursus. L’article sur la préparation de la soutenance de mémoire offre un cadrage utile pour anticiper cette étape.
  • Soigner l’intégrité académique du travail : un nombre croissant d’universités soumet les mémoires de master à des logiciels de détection de similitude. Construire son argumentation de manière originale et citer correctement ses sources sont deux conditions directement liées à la validation du diplôme. Consulter le guide sur comment éviter le plagiat dans un mémoire permet d’anticiper ce risque dès la phase de rédaction.

Des outils comme Tesify accompagnent les étudiants à chaque étape de la rédaction du mémoire : structuration du plan, vérification de la cohérence argumentative, citation correcte des sources selon les normes APA ou ISO 690. Ces trois dimensions — rigueur méthodologique, cohérence, intégrité — correspondent précisément aux critères évalués par les jurys de mémoire de master.

Enfin, pour ceux qui envisagent de poursuivre au-delà du master, les données sur les salaires après un doctorat en 2026 permettent d’évaluer le rendement attendu d’une poursuite d’études au niveau doctoral.

Questions fréquentes

Quel est le taux de réussite moyen en master en France en 2026 ?

D’après la Note Flash n°2025-30 du MESR-SIES (novembre 2025), 66,5 % des étudiants inscrits en M1 en 2021 ont obtenu leur master en deux ans, et environ 76 % l’avaient décroché en deux ou trois ans. Ces taux sont les plus élevés depuis la mise en place du suivi de cohorte par le SIES et sont en hausse par rapport à la cohorte 2020 (74,6 % en 2 ou 3 ans, EESR n°18).

Quelle discipline affiche le meilleur taux de réussite en master ?

Selon les données MESR-SIES, la psychologie affiche le taux le plus élevé avec plus de 80 % des inscrits de la cohorte 2021 diplômés en deux ou trois ans. Le droit et les sciences politiques se distinguent également avec 77 % (session 2022), en forte hausse par rapport aux 62 % enregistrés en session 2019. À l’opposé, les arts, lettres, langues et SHS affichent une moyenne nationale de 57,8 % en deux ans, avec une dispersion très importante selon les établissements.

Les femmes réussissent-elles mieux leur master que les hommes ?

Oui. La Note Flash n°2025-30 du MESR-SIES (cohorte 2021) indique que le taux de réussite des étudiantes est de 76,9 % en deux ou trois ans, soit 2,4 points de plus que pour les hommes (environ 74,5 %). Cet avantage féminin, stable depuis plusieurs cohortes, est cohérent avec les écarts observés dès le lycée et en licence. La Note Flash n°2024-30 signalait un écart encore plus marqué (près de 4 points) pour la cohorte 2020.

Le baccalauréat d’origine influence-t-il la réussite en master ?

Oui, de manière significative. D’après les données MESR-SIES (session 2024, cohorte 2021), les titulaires d’un baccalauréat général réussissent leur master à 70 % en deux ans et 80 % en deux ou trois ans. Les bacheliers technologiques atteignent 71,8 % en trois ans, et les bacheliers professionnels 66 %. Ces écarts s’expliquent principalement par des différences de familiarité avec l’écriture académique et les codes de la recherche, et non par une incapacité intrinsèque : les bacheliers professionnels accédant au master ont déjà surmonté de nombreux filtres successifs (BTS, BUT, licence).

Où trouver les données officielles par université et par mention ?

Les données détaillées par établissement et par discipline sont publiées annuellement dans les Notes Flash du MESR-SIES, accessibles sur le portail publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/FR/note_flash_du_sies/. Chaque Note Flash s’accompagne de fichiers Excel téléchargeables. Le portail enseignementsup-recherche.gouv.fr propose également les résultats de la session la plus récente avec un tableau de bord interactif par établissement. Les données de Mon Master donnent en complément les taux d’admission par mention.

Rédigez votre mémoire avec rigueur et intégrité

Les données MESR-SIES montrent que la réussite en master tient autant à la qualité du travail de recherche qu’au profil d’entrée. Structurer son mémoire avec méthode — plan solide, citations vérifiées, argumentation cohérente, originalité du propos — est un facteur de réussite directement observable dans les résultats par établissement. Tesify accompagne les étudiants à chaque étape : de la problématique à la soutenance, en passant par la rédaction et la vérification des sources.